Voir le Cap et mourir…

On a tout dit sur Cape Town, lieu le plus visité d’Afrique du Sud. Fondée par des huguenots néerlandais énervés cherchant à pratiquer leur religion à leur convenance, tout en fournissant en denrées fraîches les bateaux de la Compagnie des Indes Néerlandaises, c’est un endroit unique et magique, plébiscité par les touristes, les surfeurs et les retraités de tous poils. Difficile de ne pas en tomber amoureuse…

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Derrière les cartes postales, les superbes panoramas donnant sur la mer (froide mais) scintillante, les silhouettes massives et reconnaissables des différents pics et massifs de la Montagne de la Table, derrière les photos de vacances tous sourires dehors, il y a une autre réalité dont rendent compte, chacun à leur manière, les deux derniers livres que j’ai lus.

Tous deux écrits par des auteurs sud-africains: “Les enfants du Cap” par Michèle Rowe, et “Thirteen cents” de Kabelo Sello Duiker racontent la ville et ses part d’ombre. Ecrits avec des perspectives et des voix différentes, ce sont des lectures complémentaires qui restituent bien l’atmosphère de certains quartiers de la “Mother City”. Michèle Rowe ancienne de la communication, est venue tard à l’écriture et a choisi de s’exprimer via le genre policier, K Sello Duiker était un prodige de l’écriture qui s’est suicidé au début des années 2000 à l’âge de trente ans, les deux ouvrages explorent les histoires de jeunes “coloured”, et les douloureuses divisions d’une société sud-africaine profondément et durablement inégalitaire.

Le roman des “enfants du Cap” se déroule à Nordhoek, au sud de la ville, au bord d’une des plus belles plages de la péninsule. L’arrivée sur la longue plage de Noerdhoek en arrivant d’Hout Bay le long du Chapman’s Peak Drive est un enchantement. L’intrigue met en scène des promoteurs véreux voulant assurer une belle (et juteuse) opération de construction d’une des ces communautés enfermées entre de hauts murs surmontés de clôtures électriques et surveillées 24 heures sur 24, comme il en existe tant dans les villes aisées du pays.

Les personnages centraux sont un duo mal assorti: une psychologue un peu baba cool qui habite l’un des petits pavillons sans prétention qui constituaient l’essentiel du bâti de ce village, et milite pour la préservation de l’environnement et une jeune inspectrice “coloured” Persy Jonas, envoyée en reconnaissance lorsque la psychologue a trouvé au bout de la plage, le corps sans vie d’un hobo au passé un peu trouble habitant le village. L’enquête qui revient sur  la vie de ce petit coin de paradis dans les vingt dernières années met à jour les blessures et les fêlures des personnages principaux et les effets nocifs rémanents de l’apartheid sur la communauté. Polar bien écrit, agréable à lire qui retranscrit bien l’ambiance de cette petite bourgade tranquille qui s’étend au pied du célèbre “Chapman’s Peak”.

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Âpre, rugueux, râpeux, “Thirteen cents” est un roman noir, brutal, qui arrache la gueule le coeur. C’est l’histoire de la descente aux enfers d’un orphelin pré-adolescent de douze ans. Azure un beau “coloured” vivant dans le Eastern Cape, l’une des régions les plus pauvres du pays, part pour Cape Town avec l’un de ses voisins après la mort de ses parents et vit dans la rue. Il se prostitue pour vivre et tente tant bien que mal de garder une certaine intégrité, rester propre, éviter les drogues synthétiques, le “tik” qui ravage ses pairs, les miséreux de Cape Town. Il observe avec une rare lucidité la société des adultes de la rue, maquereaux, voyous, dealers, prostituées, miséreux, superstitieux, malhonnêtes et menteurs… L’auteur décrit les mésaventures d’Azure avec dans une écriture simple et sèche, sans fioritures. Roman difficile à lire, qu’on pose et reprend plusieurs fois tellement ce qu’il décrit nous tord les tripes. Seule respiration dans la narration une échappée purifiante sur les flancs de la montagne de la Table.

Roman lucide et très puissant sur la face cachée de Cape Town, celle qu’aucun office de tourisme ne vous vantera, celle devant laquelle on n’érigera pas de cadre jaune géant #iwasincapetown pour formater les souvenirs des vacanciers du monde entier. Une réalité qui est de plus en plus reléguée loin des yeux des touristes et loin du centre ville. Les autorités de la province du Western Cape et de la ville de Cape Town entérinent les programmes de “gentrification” et de transformation des quartiers populaires comme Sea Point, Salt River etc. et d’envoi des anciens habitants vers des quartiers très excentrés. “Cachez ces miséreux que je ne saurait voir”… Dans une ville dont l’un des traumatisme a été la destruction sous l’apartheid du fameux District Six, racontée dans un des musées de la ville, cela résonne quand même comme une mauvaise ironie de l’histoire…

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L’Afrique côté lectures…

“Ce que le Jour doit à la Nuit”, “Petit Pays”, “Agaat”

L’Afrique, l’article défini singulier dont on affuble le nom du continent cache mal la diversité des histoires et des cultures qui y sont présentes. J’ai récemment fini trois livres dont j’ai envie de vous parler et qui illustrent (un peu) cette diversité. Deux livres d’auteurs francophones: “Ce que le jour doit à la nuit” de Yasmina Khadra, “Petit Pays” de Gaël Faye, et un livre d’une auteur Afrikaner: “Agaat” de Marlene Van Niekerk (traduit en anglais). Trois livres qui montrent les difficultés qu’il y a à évoquer l’Afrique comme un continent unifié et homogène.

C’est la première fois que je lis ces trois auteurs. Et je vais les évoquer dans l’ordre décroissant de l’intérêt qu’ils ont suscité pour moi. J’ai emprunté le Yasmina Khadra au café bouquin de Jobourg Accueil, j’avais entendu beaucoup de bien de cet auteur confirmé mais n’avais jamais pris le temps d’ouvrir un de ses livres. Ayant de surcroît passé mes premières années en Algérie et ayant une partie de mon ascendance originaire d’Oran, me plonger dans une production littéraire algérienne ne me déplaisait pas. “Ce que le jour doit à la nuit” conte l’histoire de Younes devenu Jonas, algérien “assimilé” vivant son enfance puis son adolescence dans la société pied-noire à Oran puis Rio Salado, petite ville de vignes fondée par des descendants d’espagnols. Son monde se réduit à une petite bande de garçons du même âge avec lesquels ils font les quatre-cent coups jusqu’aux inévitables “évènements d’Algérie” qu’ils ne verront pas venir et à l’indépendance qui séparera ceux qui pensaient être amis pour la vie. Younes sera hanté jusqu’à la fin par son histoire d’amour impossible avec Emilie.

Gaël Faye dont ce premier roman a déjà reçu le prix Fnac des lecteurs et est short-listé pour le Goncourt, évoque à travers l’histoire de son personnage principal et narrateur, petit garçon puis adolescent de Bujumbura, les tragédies jumelles de ces deux “petits pays” des grands lacs: le Rwanda et le Burundi. Gaby, le personnage principal retrace son parcours de petit garçon métis qui vit une enfance heureuse et insouciante à Bujumbura entre un père ingénieur français un brin hippie et une mère rwandaise immigrée au Burundi lors d’un précédent épisode de haine des hutus contre les tutsis. La séparation des parents est le début de la perte d’innocence de Gaby et peu à peu, les évènements politiques, coup d’Etat au Burundi puis massacre des tutsis au Rwanda viendront marquer à jamais son existence et celle de sa famille. La volonté de neutralité et de non-engagement du père ne réussira pas à abriter sa famille de la brutalité d’une réalité historique où ceux qui ne choisissent pas se voient assigner un camp.

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Le troisième roman, “Agaat” de Marlene Van Niekerk, qui m’a été chaudement recommandé par une universitaire de l’université de Pretoria (et je comprends pourquoi!) retrace la vie de Kamilla de Wet née Redhelinghuys. Par ce roman, Marlene Van Niekerk renouvelle un genre assez populaire de la littérature Afrikaner, le “roman de ferme”. Camilla, fille unique d’une mère autoritaire est une bonne représentant de la bonne société agricole Afrikaner du Cedeberg, région montagneuse de la province orientale du Cap. A l’occasion de son mariage, elle hérite de la ferme créée par son arrière grand-mère: Grootmoedersdrift. Elle va consacrer sa vie à cette terre qu’elle a dans les veines, telle une Scarlett O’hara d’Afrique Australe. Bien plus douée pour l’agriculture que son mari, le beau, creux, violent et rancunier Jak de Wet, elle mène l’exploitation de main de maître, les initiatives de Jak menant souvent à des catastrophes. Malheureuse de ne pas avoir d’enfant, elle adopte dans un premier temps une petite fille à moitié infirme maltraitée par les siens, dont elle fera sa créature et qu’elle prénommera Agaat. L’enfant se révèle redoutablement douée et apprend très vite tous les secrets de la ferme et de la tenue d’une maison. La bonne société Afrikaner voit d’un mauvais oeil ce surinvestissement de Milla dans cette enfant et lorsqu’elle attend enfin un héritier, elle se résigne à réassigner à Agaat sa place de servante. Agaat devient la nourrice et la confidente de Jakkie, qu’elle aidera sa mère à mettre au monde. L’histoire est narrée à la première personne par Milla, sur son lit d’agonie, où elle est à la merci d’Agaat qui veille sur elle et prévient ses moindres désirs, Milla étant atteinte d’une paralysie qui fait qu’elle ne peut plus communiquer que par des battements de paupières. La narration entrecroise flux de conscience du présent où Milla se voit décliner, les interactions quotidiennes avec Agaat, il y a des pages très belles sur la relation de soins, les retours sur le passé où Agaat lit les carnets où Milla tenait son journal. Cette oeuvre est une oeuvre foisonnante, d’une expression très poétique, jamais lugubre malgré le sujet. Il y a notamment une scène savoureuse où la grabataire Milla réussit à faire une farce à sa voisine la trop vertueuse et bien-pensante Béatrice. Agaat est un roman qu’il faut prendre le temps de déguster où l’on voit la pesanteur de la société Afrikaner, les carcans dans lesquels elle emprisonne hommes et femmes, blancs et noirs. Contraintes que fuira Jakkie, l’enfant unique, tiraillé entre sa mère blanche et sa mère de couleur… La palette des sentiments finement décrits entre Agaat et Milla est incroyable de finesse.

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Les ressorts narratifs sont assez similaires dans les deux premiers romans, la chronologie (même si dans les deux cas il s’agit de restitution, par les personnages principaux, d’événements passés) reste linéaire. Même si l’écriture de Khadra est une écriture de belle facture, je n’ai pas été emportée par ce roman comme j’ai pu l’être par ceux de de Gaël Faye ou de Marlene Van Niekerk. Gaël Faye réussit, en peu de pages à captiver son lecteur et à l’absorber toutes affaires cessantes dans son récit et à le déposer un peu plus loin, après l’avoir secoué dans ses tourbillons comme une vague le ferait d’un baigneur imprudent. Sans doute le fait qu’on ne connaît pas grand chose au fond du Rwanda et du Burundi renforce t’il l’intérêt pour le roman. Et les soubresauts des destins actuels des deux pays, l’un montré par certains comme une réussite de réconciliation avec un Paul Kagame couvert de louanges, tandis que l’autre s’enfonce dans la violence et la censure, renvoyant chez eux les journalistes indiscrets, ne fait qu’accroître le besoin de comprendre la généalogie de tout cela.

Le but de la littérature (enfin celle qui m’est chère), c’est d’ouvrir des mondes. Objectif particulièrement réussi pour Gaël Faye et Marlene Van Niekerk, et dans une moindre mesure pour Yasmina Khadra. En tout cas un encouragement à continuer d’explorer les productions littéraires africaines!

“Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s’y sont pas noyés sont mazoutés à vie” Gaël Faye “Petit Pays” Grasset 2016

Johannesburg, une héroïne de roman…

Pourquoi j’aime Johannesburg…

Johannesburg??? “Vous êtes obligés d’y aller?”, “c’est une punition?”, “vous n’avez pas peur?”, “vous allez vous faire tuer/cambrioler/etc…”, “pourquoi Johannesburg et pas Cape Town; c’est plus joli Cape Town non?”…

Lorsque nous avons annoncé notre déménagement à Joburg, les réactions ont été unanimement négatives. La ville de Johannesburg a une réputation épouvantable. Je dois avouer que les seules fois où j’y avais fait escale auparavant, les hauts murs couronnés de barrières électriques, l’omniprésence des compagnies privées de sécurité, et l’insistance des mendiants aux feux rouges, ne m’ont pas parus très engageants. Il ne m’a pas fallu un mois pour apprécier cette ville. Les visites (merci Jobourg Accueil et Sarah Cox) et mes lectures n’ont fait que renforcer mon attachement à ma nouvelle ville d’adoption.

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eGoli (la cité de l’or), son nom africain, Joburg ou Jozi, comme l’appellent familièrement les branchés, cette métropole d’Afrique australe, a une vie courte mais qui tient de l’épopée. Il y a cent trente ans, Johannesburg n’existait pas. Tout juste y avait-il une poignée de fermes sur une partie de veld vallonée confisquée aux tribus autochtones après le grand Trek, épisode mythique de l’histoire afrikaner. En 1886 la découverte du filon d’or aiguisa les convoitises et fut le prélude à l’arrivée de toutes sortes d’aventuriers. Les anglais avaient jusque là dédaigné l’intérieur de la région, préférant s’établir en bord de mer, en confisquant la province du Cap à la compagnie des Indes néerlandaise et en s’installant au Natal. Ils laissaient aux afrikaners les confrontations rugueuses avec les autochtones et la culture de terres arides. La découverte de filons de précieux métaux et pierres dans l’intérieur des terres vont avoir des conséquences qui se font encore sentir aujourd’hui. C’est d’ailleurs assez émouvant de découvrir, dans les plans détaillés de Johannesburg, de ceux que l’on se fournit pour pouvoir circuler sans se perdre dans cette ville, on trouve encore, de ci, de là, des terrains miniers. Les seules parcelles non construites du secteur, avec quelques parcs.

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Joburg est née de la convoitise des hommes. Son histoire est composée d’un mélange détonnant d’aventure, de capitalisme, de cupidité, de racisme, de violence et rêves. En dix ans une véritable ville se construisit. Le premier camp de prospecteurs comptait 500 hommes, l’année suivante en 1887, ils étaient 3000. Dix ans plus tard, la population était quasiment de 100 000 habitants, principalement des hommes, blancs et noirs, à la recherche de la fortune. Une croissance donc incroyable pour une ville dont on a estimé au debut du vingtième siècle qu’elle recelait le quart des réserves mondiales d’or et qui abritait le plus grand nombre de millionnaires au kilomètre carré. Ces chercheurs de bonne fortune, venus de tous les continents, ont marqué la ville de leurs rêves de nouveaux riches. Ils ont marqué la ville de leur empreinte particulière, en faisant un singulier mélange de différentes communautés où longtemps les noirs ont été tenus à part. L’inclinaison du filon a fait que les premiers chercheurs d’or ont dû laisser la place aux capitalistes capable de mobiliser les fonds pour investir dans les machines suffisamment puissantes pour atteindre le précieux métal. Il faut en remuer de la terre pour accéder à l’or… Les besoins en étayage des galeries ont aussi fait remplacer la végétation basse endémique par des espèces d’arbres venues d’autres continents pour produire des poteaux et fleurir parcs et rues des où se situaient les pseudo manoirs des magnats de la pépite. D’un plateau aride, la ruée vers l’or a fait une “man made forest” (une forêt artificielle). Se promener au printemps dans les rues de Parktown ou de Saxonwold bordées de Jacarandas amenés d’Amérique du Sud dans la première moitié du vingtième siècle est un enchantement.

Joburg est une succession de quartiers qui s’étend à partir de la position du premier filon. L’histoire mouvementée de l’Afrique du sud au vingtième siècle ainsi que l’afflux de migrants de toute l’Afrique ont redessiné la géographie de cette ville. L’écrivain Mark Gevisser offre un bon panorama des transformations de la ville depuis les années 60 dans le livre où il évoque son itinéraire personnel: “lost and found in Johannesburg”. Joburg offre aujourd’hui un paysage urbain spectaculaire, tout en contrastes… des immeubles clinquant des centres dédiés aux affaires, aux “matchbox houses” et shacks des townships. Se promener dans les différents quartiers est émouvant car on y sent tous les succès et les naufrages des rêves et des ambitions des habitants successifs. La maison de style italien ou toscan cohabite avec le manoir anglais la fermette “Cape dutch”  et les cubes hypermodernes du style international. Dans une rue du quartier de Hyde Park on peut même trouver un palais totalement inspiré du Parthénon avec des caryatides en plâtre ponctuant le mur d’enceinte…

L’attraction qu’a exercée la capitale économique de l’Afrique du Sud sur les représentants de l’économie mondialisée, depuis la fin de l’apartheid a fait croître les quartiers résidentiels et dépeuplé le centre-ville historique qui fait aujourd’hui l’objet d’initiatives de réhabilitation et de “gentryfication”. Elle a aussi appelé des ruraux et des migrants de pays limitrophes: zimbabwéens, zambiens, malawites, ou de pays plus lointains: congolais, rwandais, somaliens, qui sont venus y chercher du travail et contribuent à la surpopulation des townships et à l’établissement de ce que l’Etat sud-africain appelle des “informal settlements” dans la grande périphérie des villes. Successions de constructions branlantes en tôle ondulée, souvent raccordées illégalement au réseau électrique elles sont aussi dérangeantes que les hauts murs surmontés de barrières électrifiées des quartiers d’Estate ou de “clusters” bunkerisés où, selon les mots de la romancière Lauren Beukes “la classe moyenne abrite sa paranoïa”. Si l’on visite Soweto, le township modèle avec sa célèbre rue Vilakazi qui a hébergé deux prix Nobel (Desmond Tutu et Nelson Mandela), les autres townships restent en marge. On échoue par hasard à Alexandra, en remontant trop au nord l’avenue Louis Botha, bordée d’échoppes miteuses, ou en prenant la mauvaise sortie d’autoroute avant Sandton… Alexandra, township créé en 1908 (ou en 1912 selon les versions), conçu pour abriter 150 000 habitants et qui en héberge sans doute cinq fois plus, avec les contraintes que cela exerce sur les services publics et la fourniture d’eau et d’électricité. Passé le pont sur Louis Botha, la poussière et les boutiques de réparation de pneus ou les centres de tris des déchets recyclables indiquent qu’on est dans une autre ville. Pourtant les rêves de ses habitants sont sans doute similaires à ceux des habitants des autres suburbs. Avoir un bon emploi, acheter une belle voiture, assurer un gîte convenable à sa famille… Johannesburg est aussi la métropole sud-africaine qui a le mieux réussi à mixer les populations  ce qui en fait à mes yeux, malgré tous ses défauts, une ville très attachante!

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J’ai pris les photos de ce post lors d’une visite à Maboneng, quartier en cours de rénovation du centre ville de Joburg. 

“Johannesburg est hanté par son passé, par le spectre du crime et de la violence, par la manière dont technologie et magie coexistent là où on ne s’y attendrait pas. Malgré ses fantômes c’est aussi un endroit incroyablement vivant, vibrant d’opportunités et d’espoirs. Les gens y sont, pour l’essentiel, vivants et amicaux” Lauren Beukes dans son avant propos au roman “Zoo City”