“Il faut raconter plus d’histoires positives sur la naissance”… Sheryl et son accouchement à domicile…

Sheryl occupe une place à part parmi les femmes que j’ai rencontrées. Elle est, avec Stella, la seule à avoir choisi l’accouchement à domicile, et à avoir mobilisé toutes les ressources nécessaires pour y arriver, alors que ce n’était pas évident puisque pour des raisons familiales elle est allée accoucher au Royaume Uni. Elle est aussi la seule femme noire que j’ai rencontrée qui a choisi l’accouchement naturel, non pas en référence avec une expérience ou une histoire personnelle, comme Stella, mais parce qu’elle s’est documentée, a pris sa décision de manière éclairée et a cherché, et trouvé les aides qu’il lui fallait pour mener à bien son projet. Elle le dit, l’expérience de sa mère qui a accouché, au début des années 90, sans avoir le choix, dans un hôpital de la province du North West, ne pouvait lui être d’aucune utilité.

Sheryl me reçoit chez elle, dans sa confortable maison d’un des beaux quartiers nord de Johannesbourg. Elle a confié sa fille à la nounou qui loge à la maison pendant que nous discutons. Elle fait partie de cette génération de femmes noires nées juste avant la fin de l’apartheid qui a pu bénéficier d’une éducation suffisamment bonne pour entrer à l’université, décrocher un diplôme et un emploi rémunérateur dans une entreprise de Sandton (le poumon économique du pays). Elle est dans la norme procréative des femmes des classes moyennes occidentales: utilisation de la contraception, choix du moment de la grossesse… tout en étant originale par sa volonté d’être en position de choisir son type d’expérience. Très vite dans son entretien elle montre une détermination à ne pas se laisser imposer un mode d’accouchement, et une volonté de poser elle-même les bases de son projet d’accouchement. Elle est un exemple d’émancipation du modèle bio-médical. Elle annonce franchement voir l’accouchement naturel comme une expérience d’empouvoirement…

C’était une grossesse voulue, planifiée. J’ai fait enlever mon stérilet lorsque nous avons été prêts. Mon médecin m’avait donné des pilules pour favoriser la fécondation à prendre au moment de l’ovulation. J’ai arrêté au bout de deux cycles, ça me barabait. Et puis un jour où je devais avoir mes règles, je n’ai rien eu. Mon mari est sorti m’acheter un bouquet de fleurs et un test de grossesse. Il était positif.

Avant d’être enceinte, je n’aimais pas les hopitaux.J’avais une assurance santé privée, et je suis allée voir un médecin. Même si l’assurance ne remboursait pas l’intégralité de la consultation, je préférais ça. Je pouvais me le permettre. J’ai décidé où j’allais accoucher quand j’étais enceinte de cinq mois. Mon mari travaillant entre l’Afrique du Sud et le Royaume Uni, je voulais être sûre qu’il pourrait assister à l’accouchement. Comme il était plus probable qu’il serait au Royaume Uni au moment de la naissance. J’ai décidé que j’irai accoucher là-bas.

J’ai décidé d’accoucher à domicile avec une sage-femme privée. Lorsque je suis arrivée là-bas, j’en ai rencontré une première, elle m’a paru très technicienne, je ne me sentais pas en confiance, il y avait plein de petits détails qui ne me plaisaient pas. Elle n’était pas très à l’aise avec le fait que je venais de l’étranger, qu’elle ne me verrait qu’à la fin de la grossesse. J’en ai rencontré une seconde, et là, ça a fait ’tilt’ tout de suite. Il y avait une telle différence avec la première sage-femme et avec le médecin que je voyais ici. Ici, les rendez-vous avec le médecin c’était un quart d’heure, très rapide, très technique. Avec la sage-femme c’est “comment vas-tu, comment te sens-tu, as-tu des questions, des choses qui te préoccupent?”. Elle avait une approche très holistique. Tu passes une heure avec elle à chaque fois, tu parles de la grossesse, de l’accouchement, de tes attentes… 

Elle voulait que j’écrive un projet d’accouchement. Mon projet d’accouchement c’était d’accoucher dans l’eau, dans le salon, à la maison. En cas d’urgence, l’hôpital était au bout de la rue… Elle nous a donné de la lecture, c’était assez complet pour moi et mon mari. Elle lui demandait ce qu’il en pensait, s’il avait peur du sang, elle le faisait parler… De sorte que c’est devenu autre chose que mon projet à moi, c’était quelque chose que nous voulions tous les deux. J’avais un bouquin sur la grossesse, “what to expect when you are expecting”, j’avais regardé pas mal d’émissions de télé-réalité sur l’accouchement, on parlait beaucoup avec elle. On discutait sur ce que j’avais lu, de ce que j’avais vu, sur la nutrition, avant et après la naissance, sur ce qu’il pouvait arriver, ce qu’il fallait faire si telle ou telle chose se produisait….

Je n’aimais pas l’idée de confier à quelqu’un les rênes de mon accouchement. Dans son approche elle est là pour t’aider, pas pour te diriger. Son leitmotiv c’était: “je dois bien te connaitre pour bien t’aider”. J’ai déménagé alors que j’étais à 28 semaines, je l’ai vue toutes les semaines jusqu’à la naissance. Elle m’a beaucoup écouté, elle savait ce que je voulais, ce que je craignais. Elle avait une approche totalement non invasive. Elle m’a appris à m’auto-examiner. 

Cela m’a aidé à formaliser mon projet d’accouchement. Je me sentais complètement connectée, entre mon corps, mon esprit, tout était centré sur la naissance. C’était une sensation extraordinaire, cette sensation de devenir mère… Elle ajoutait beaucoup d’informations et une touche personnelle à mes lectures. Mais ce qu’elle ajoutait par dessus tout, c’était la sérénité, la sensation que tout irait bien. Quelques semaines auparavant, elle nous a expliqué ce qui allait se passer, elle nous a dit que l’os pelvien allait s’ouvrir comme une fleur. Elle m’a aidé à me programmer mentalement pour la naissance. On a fait un exercice où il fallait trouver des mots qui ne soient pas connotés négativement, qui ne nous feraient pas peur et qui nous aideraient le moment venu. Par exemple, on n’a pas prononcé le mot ‘contraction’ le jour de l’accouchement, nous parlions de vague, d’intensité de la vague. La naissance cela devait être notre chose à nous, un moment que nous nous sommes approprié. C’était tellement magique pour nous, futurs parents, de vivre cela… 

Au moment de l’accouchement, je l’ai appelée, elle m’a demandé de monitorer les contractions et elle est arrivée quand elle l’a jugé nécessaire. Elle était avec une seconde sage-femme qui pourrait rester avec moi si le travail prenait plus de temps que prévu. Elle était très maternelle, elle me massait le dos, me montrait comment respirer… Je me sentais totalement en confiance. Je me sentais bien, dans ma zone de confort. J’étais chez moi, dans mon élément, dans un environnement que j’avais choisi. J’avais réglé la luminosité au minimum, j’étais dans l’eau la plupart du temps, cela me détendait d’être dans la piscine. Cela permettait d’alléger la douleur des contractions. J’étais dans l’eau quand le bébé est sorti. Elle m’a dit de me lever. J’étais debout, l’autre sage-femme me soutenait et dix minutes après, elle a accueilli le bébé. Dix minutes après, j’étais de nouveau dans l’eau et ma fille était en train de téter. 

Après la naissance elle est restée un peu avec nous pour faciliter notre entrée dans la maternité pour moi, et dans la paternité pour mon mari. Ce n’était pas: “le bébé est là, ce n’est plus mon affaire”, elle essayait de nous aider à vivre cette transition. 

Elle est venue les quatre matinées qui ont suivi. Elle devait venir ensuite une fois par semaine pendant six semaines, mais à la troisième semaine, comme tout se passait bien, nous sommes convenues qu’elle pouvait nous laisser nous débrouiller tous seuls. C’était une super expérience. Ma mère est arrivée au bout de trois semaines et c’était super. J’ai allaité jusqu’à onze mois. Je n’ai pas eu de baby-blues, je crois que ma préparation a permis de vivre la naissance comme un continuum, et pas comme une rupture. C’était la suite logique.

 Je crois qu’il faut raconter plus d’histoires positives sur la naissance, ces histoires sont des vecteurs d’empouvoirement des femmes. La naissance positive, elle commence par une décision personnelle. 

Lorsque je suis revenue à Jobourg, le médecin ne pouvait pas croire que j’avais donné naissance naturellement à un bébé de 3,9 kilos sans anti-douleur, sans rien. Il m’a regardée, et il a posé son stylo… Il ne pouvait pas y croire, ici, pour un gros bébé, j’aurais été orientée vers une césarienne programmée directement!

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Esther et son accouchement parfait… (Devenir mère à Johannesburg, part 6)

Esther est une trentenaire française, mariée à un sud-africain depuis une dizaine d’années. Ils se sont installés à Johannesburg après leur rencontre. Nous nous retrouvons dans un coffee shop près de son bureau. Elle me raconte son expérience de la maternité autour d’un cappuccino.

L’histoire qu’elle me raconte correspond tout à fait à la norme procréative occidentale. Esther a attendu de se sentir prête avant d’avoir son premier enfant. Le projet d’enfant arrive une fois le couple installé et la situation matérielle assurée. Esther et son mari ont des revenus qui leur permettent une assurance médicale privée, une maison qui peut accueillir un bébé, et ils s’estiment prêts psychologiquement.

Il y a trois ans, Esther et Paul se sont dit qu’ils aimeraient bien agrandir leur famille. Les couples dans leur cercle d’amis commençaient aussi à avoir des enfants. Esther allait sur ses trente-trois ans, elle se sentait prête, cette fois ci. Elle a arrêté la pilule, a commencé à monitorer son ovulation grâce à l’application MyDays sur son téléphone portable. Et dans les six mois elle était enceinte. Très pro-environnement, à l’écoute de son corps, elle est une adepte du yoga (elle est passée au yoga prénatal sitôt sa grossesse confirmée), elle a commencé son suivi médical auprès d’une obstétricienne, recommandée par des amies. Lorsque celle-ci lui a demandé si elle avait un projet de naissance, Esther a répondu qu’elle envisageait plutôt une naissance naturelle, par voie basse. “Ben avec ces petites hanches, vous croyez que vous allez pouvoir pousser?” lui a répondu la professionnelle. Connaissant la tendance à césariser des médecins privés sud-africains Esther a prudemment décidé de chercher une alternative.

Elle a entendu parler de Good Hope, l’une des seules cliniques de la ville dirigée par des sages-femmes et à destination des femmes voulant un accouchement naturel. Paul et Esther sont allés à une réunion d’information, ils ont interviewé plusieurs sages-femmes et ont choisi Patricia, une quinquagénaire énergique avec une approche très holistique et psychologique. Patricia voit la grossesse et la naissance comme un chemin que le couple fait vers la parentalité. D’ailleurs, comme plusieurs femmes (blanches et plutôt de classe moyenne aisée) que j’ai interrogées, Esther dit “nous sommes tombés enceinte” (we fell pregnant) situant vraiment l’événement comme quelque chose de partagé entre elle et Paul. Ils ont “accroché” avec Patricia et sont allés la voir dans son cabinet, dans le cottage de sa maison, dans un faubourg arboré du nord de Johannesburg. Le cottage est tout sauf organisé comme un cabinet médical.

Le couple est reçu dans un salon aux teintes chaleureuses dont un mur est tapissé de livres, des ouvrages sur la maternité mais aussi d’autres sujets connexes. Un autre mur est couvert de photos de bébés et d’accouchements dans l’eau, parfois avec des progressions. On voit les mêmes personnes, souvent le couple et la sage-femme entre l’entrée en travail et la délivrance. Quelques heures séparent les photos, la fatigue se lit de plus en plus sur les visages, qui retrouvent la force de sourire une fois  sorti le nourrisson à l’air renfrogné rouge, frippé, recouvert d’une pellicule gluante commençant à s’accrocher au sein maternel.

La première rencontre est une première prise de contact. Patricia veut entendre le couple sur la grossesse, sur la façon dont le couple se projette dans la parentalité. C’est ce qui a plu à Esther, cette expérience globale. ” Elle a une approche pas du tout médicalisée, son suivi embrassait des éléments au-delà de la grossesse, elle est très consciente de tous les éléments qui entourent la grossesse, et nous aidait aussi sur ces aspects. Elle a une approche qui te fait prendre conscience, pleine conscience, de tout ces changements qui se passent en toi… Elle te fait sentir le bébé. Elle implique ton partenaire”. Le couple doit faire ses “devoirs” d’un mois sur l’autre: écrire une lettre au futur bébé sur son enfance, son éducation et le type de parent qu’il voudrait être, tenir un “journal de grossesse”, qu’il/elle partage ou non avec Patricia et/ou son/sa partenaire. Patricia s’assure que ce “travail” a été fait, et demande à Esther et Paul ce qu’ils en ont retenu.

Les rencontres se passent à échanger, assis dans un salon confortable. Un canapé accueillant, des fauteuils des poufs, de gros coussins… tout est fait pour que le couple s’y sente bien, centré autour de l’expérience de la femme. Patricia l’interroge sur ce qu’elle ressent, sur ce qui s’est passé depuis leur dernière rencontre, si elle a des interrogations, des questions. a t’elle fait des rêves, des cauchemars? Comment s’alimente t’elle? Comment est son sommeil? A t’elle mal au dos? Au ventre? A t’elle lu les livres qu’elle a empruntés le mois dernier? Qu’en en a t’elle pensé? Elle lui fait des recommandations alimentaires, des recommandations de lectures. C’est Patricia qui a fait lire à Esther “The History of Birth” de la journaliste américaine Tina Cassidy mais aussi “Le Prophète” de Khalil Gibran.

Le couple doit aussi s’engager à assister à 24 heures de cours de préparation à l’accouchement effectués en dehors des horaires de travail, les mardis et jeudis soirs, avec d’autres couples. Paul a un peu râlé, mais il a tenu à se libérer.

La dernière partie de la consultation est centrée sur les examens, urine, pression sanguine, prise de poids, écoute du coeur du bébé au Doppler, palpation de l’abdomen pour voir comment le bébé était placé, jamais d’examen interne. Patricia envoie les femmes qu’elle assiste faire des échographies spécialisées à 12, 22 et 36 semaines. La consultation d’échographie de 36 semaines permet à l’obstétricien de la clinique de donner son feu vert pour un accouchement physiologique.

A partir de 36 semaines, Patricia a recommandé à Esther de changer son alimentation. “Elle a comparé l’accouchement à un marathon, elle m’a dit: tu ne vas pas au Mac Do la veille d’un marathon”. Elle a aussi incité le couple à louer une piscine pour faire à domicile une répétition de l’accouchement, à préparer une playlist pour le jour J, à préparer des bougies parfumées, pour créer une ambiance personnelle et accueillir l’enfant dans une ambiance familiale. Son but est de permettre au couple de s’approprier ce moment. Esther a senti qu’il se passait quelque chose juste avant sa dernière consultation avec Patricia. Celle-ci lui a dit de rentrer chez elle et à Paul de ne pas trop s’éloigner. Elle lui a recommandé d’essayer de se reposer, de prendre un bain si les contractions devenaient douloureuses… et de manger des pâtes avant de partir pour la clinique. Le soir, les contractions s’accentuaient.

Lorsque les contractions se sont rapprochées, Esther a envoyé un texto à Patricia qui les a rejoints à la clinique. Après des heures d’incertitudes à la maison, Esther est soulagée d’entrer dans la chambre aux lumières tamisées avec sa piscine d’eau salée maintenue à bonne température par un système de filtration et de chauffage. Elle est à 8 cm et se coule dans la piscine pour atténuer la douleur. Elle cherche les bons appuis sur le boudin pneumatique, cela devient difficile. Patricia la guide au moment de la poussée. Elle dit à Paul comment soutenir Esther d’un côté, une autre sage-femme de la clinique la soutient de l’autre. “J’ai eu comme une sensation de brûlure. Je n’ai jamais eu aussi mal au bas des reins, dans tout le ventre. Patricia m’avait bien expliqué d’accepter ma douleur. J’étais comme en transe. A la troisième poussée, ma fille est sortie. J’ai senti comme un poisson qui me passait entre les jambes. Elle me l’a passée. Et je suis restée un moment dans l’eau. On n’a pas coupé le cordon tout de suite. Elle a mis comme un linge sur le bébé. J’étais là mais en même temps ailleurs. Je suis sortie de l’eau et suis allée m’allonger sur le lit avec notre fille. Paul a coupé le cordon et Patricia nous a laissé seuls tous les trois, dans la pénombre de la chambre. Notre premier moment à tous les trois. Elle est revenue et a emmené Emily pour la débarbouiller et l’examiner. Je suis restée une nuit à la clinique et je suis rentrée à la maison” .

Patricia passe tous les jours chez Paul et Esther la première semaine. Elle conseille pour l’allaitement, regarde si Esther et Emilie vont bien, donne des conseils à Paul, un peu débordé par les évènements. Il change sa fille et fait la cuisine. Après des débuts un peu difficiles, l’allaitement s’installe mais Emilie tête toutes les heures.

Quand elle revient sur son premier accouchement, Esther en garde un beau souvenir, malgré la douleur, malgré le manque de sommeil les six premiers mois d’Emilie. Surtout que depuis, Emilie a eu un petit frère, qui s’est mis en travers au moment de l’accouchement, et qu’il a fallut extraire par césarienne en urgence. “Tout compte fait reconnaît Esther, mon premier accouchement était mon accouchement rêvé.”

Très peu de femmes en Afrique du Sud accouchent dans le privé sous la seule direction d’une sage-femme. Comme en France, la capacité des sages-femmes à mener de bout en bout des suivis de grossesse physiologique est largement ignorée. Les gynécologues-obstétriciens privés auxquels ont affaire les 15% de femmes pouvant se permettre d’avoir recours au privé ne se précipitent pas pour dire à leurs clientes qu’en l’absence de pathologie elles pourraient tout à fait aller voir une sage-femme. Les assurances médicales n’estiment pas non plus qu’il soit de leur ressort d’informer les femmes qu’elles peuvent s’adresser à des praticien.ne.s moins onéreux/ses pour leur suivi de grossesse. Esther et les quelques autres femmes de mon échantillon qui ont eu recours à un suivi sage-femme sont des exceptions. Souvent, elles sont sensibilisées à la question parce qu’elles viennent d’un autre pays où l’accouchement par voie basse est la norme, ou qu’elles se sont renseignées avant. Parmi celles que j’ai interrogées, le refus de se voir imposer une césarienne était clairement une motivation, devant l’envie d’un suivi de grossesse holistique. Certaines de mes interviewées ayant accouché à la clinique ont fui le suivi avec Patricia qu’elles ont ressenties comme une “gourou” autoritaire et un peu trop intrusive. Une de mes amies a trouvé un peu saumâtre qu’on lui refuse la péridurale sous prétexte de “naissance naturelle”.